23/09/2016

Sur les bancs publics...

En ce moment, à Clermont, se déroule le Festival International des Textiles Extraordinaires. Oui, enfin me direz-vous, depuis le temps que je vous rabats les oreilles avec ça ! Il faut dire que je travaille depuis un peu plus d'un an sur deux projets dévoilés à cette occasion.


J'ai un certain amour pour les bancs publics. Ils occupent une bonne place dans ma vie. J'ai mes habitudes, mes bancs préférés selon l'heure du jour, les saisons et mon occupation : dessiner, téléphoner à ma meilleure amie, profiter du soleil, observer la ville et les passants, tricoter, grignoter, crocheter, lire, rêvasser... 
Et à force de rêvasser, il me vient des idées qui deviennent progressivement des obsessions... Je rêvais d'un banc, je rêvais d'un message...

En prévision du FITE 2016, la directrice du Musée a contacté notre bande de tricoteuses pour habiller les arbres de l'avenue comme en 2012 et 2014 (je vous laisse consulter les archives du blog) mais les peloteuses clermontoises avaient d'autres envies et d'autres suggestions. Moi, j'y ai vu l'occasion de réaliser mon idée devenue entêtante. J'ai proposé, on m'a dit oui, j'étais lancée !


Vous m'avez vue tout au long de l'année tricoter des rectangles aux couleurs pastel. Ils étaient destinés à recouvrir un premier banc. Des tons gais et enfantins pour accueillir tout en douceur les paroles de Mistral Gagnant.





Au cours de cette année, vous avez aussi vu sur Instagram et sur ce blog des boules de laine et des boules de poil dans les teintes bleutées.


Ces rectangles-là allaient se retrouver sur un autre banc, un peu fleur bleue. Un banc pour les amoureux.


Le thème du FITE cette année c'est REBELLES. Je trouvais que c'est un thème qui collait bien à Brassens et Renaud. Je n'ai pas choisi leurs chansons les plus engagées certes, plutôt celles qui mettent en valeur les bancs publics.
J'espérais que mes bancs tricotés donnent l'envie aux gens de faire une pause dans un quotidien trop rythmé où on a rarement le temps d'observer ce qui nous entoure. Ces chansons nous ramènent à une certaine douceur de vivre... Parfois prendre le temps est une forme d'exquise rébellion. 


Les bancs publics sont parfois bien maltraités. On les recouvre de grilles à Angoulême ou on se met à les scier à Clermont... Bancs publics, bancs tout public !! Je trouvais ça plus important de les recouvrir de tout le moelleux de la laine et de les revêtir à nouveau de leur caractère bienveillant et accueillant.



Petite frustration personnelle: les deux bancs sont en face à face, de chaque côté du parvis du Musée. Au-delà du visuel, cette idée de vis-à-vis me plaisait bien, comme un dialogue entre Renaud et Brassens. Je n'avais pas prévu que le musée installerait un grand panneau au milieu... Tant pis.


J'ai cru comprendre que quelques jours auparavant le musée avait mis à disposition des passants des craies pour qu'ils puissent dessiner librement sur le parvis. Une magnifique fresque à découvrir au sol qui se marie très bien avec ce banc empreint d'enfance... ça donnerait presque envie de dessiner une marelle et de sautiller tout ça.


L'envers du décor : 

- Je m'étais engagée pour ces deux bancs bien avant d'être enceinte. Une des premières questions que je me suis posée a été celle-ci : je me désengage ou j'essaye de mener à bien ce projet malgré tout? Comme tout le monde me disait que je n'y arriverais pas et que je ferais mieux de laisser tomber, j'ai décidé de continuer. 

- D'une nature insomniaque et hyperactive, je n'avais pas prévu que je me transformerais en marmotte narcoleptique les premiers mois de grossesse. Je suis devenue une larve de canapé, incapable de tricoter quoi que ce soit. J'ai compris que j'allais devoir lâcher un peu de lest. J'ai revu mes ambitions à la baisse. Je voulais mettre des points variés de tricot, le jersey c'est bien aussi ! Je voulais mettre plus d'appliqués, finalement, avec juste les lettres, c'est plus épuré et le message est plus lisible. 

- Je voulais réaliser absolument tout, toute seule. Je voulais me prouver que je pouvais recouvrir un banc en solo. Ça a été le cas pour le banc de Renaud. Défi relevé ! Par contre, j'envisageais d'abandonner l'idée du banc Brassens quand j'ai reçu un prompt renfort de ma mère (qui a eu pitié de moi) et de ma copine Anne (qui voulait tester les réglages de sa nouvelle machine à tricoter tout en m’ôtant une belle épine du pied).

- Pour recouvrir deux bancs, il fallait 12 bandes de 27 cm de largeur et de 1,60 m de longueur. Anne a tricoté 1,60 m. Ma mère 4,40 m. J'ai tricoté les 13,20 restant. 

- Tout a été fait en laine et coton de récup'. J'ai écoulé une partie de mon stock de bouts de laine. Pour le reste, merci Françoise, Marie, Cécile et Emilie ! et celles que j'oublie peut-être

- Carla, la pro du crochet m'a expliqué comment faire des "B" autour d'une assiette de pâtes au saumon.

- Les lettres ont quasiment toutes été crochetées pendant que des ouvriers refaisaient les fenêtres de mon appartement, un jour de neige. Il faisait donc un froid de canard dans tout l'appart. Moi et mon crochet on s'était recroquevillés sous deux gros plaids en laine. Seuls les doigts bougeaient frénétiquement. 

- Les lettres ont été cousues deux jours avant le début du FITE, entre deux tétées et deux siestes et j'avoue, il y a eu un moment où j'ai eu envie de tout laisser tomber... Je me suis ressaisie parce que ça aurait été bête de craquer si près du but. 

- Le tout a été cousu sur les bancs la veille du début du FITE. Ma mère est venue me prêter main forte et heureusement, ça nous a tout de même pris plus de 4h pour faire nos coutures (plus ou moins) invisibles à même les bancs. Et 4h c'est long quand il s'agit de la première sortie sans son bout de chou.



Par contre, coudre sous le regard de John, c'est chouette comme expérience !


Ces bancs, c'est toute une partie de ma vie, d'une année forte en émotions qui plus est. Une fois l'installation faite, j'ai eu du mal à les lâcher sans un pincement au cœur. Prise entre la peur qu'ils soient aussitôt détériorés (même si c'est le jeu du Yarn Bombing, on le sait) et le plaisir de voir les gens sourire, tourner autour, faire des photos, partir en chantonnant...


L'air de rien, je suis timide et au moment de l'installation (sans toute la bande de tricoteuses comme les autres années) je n'en menais pas large. Je me demandais clairement "Mais pourquoi je m'inflige ça ? Qu'est ce que je fais là ?". Mais les réactions des gens m'ont vraiment fait du bien : des sourires, des compliments glissés en passant, des curieux qui posent des questions, des discussions autour du FITE des années précédentes, de nos arbres tricotés en 2012 et 2014. Il y avait ceux qui se demandaient "ça me dit quelque chose cette phrase...". Souvent les plus jeunes reconnaissaient Renaud mais s'interrogeaient sur Brassens. Souvent aussi les plus âgés remettaient Brassens mais oubliaient Renaud. Ce que j'ai préféré je crois, c'est d'entendre les gens chanter en passant à côté des bancs et de les voir partir avec un sourire.
Il n'y a pas plus belle récompense au monde.


Avec l'usage et le passage des gens, les lettres ont bougé mais j'aime bien ce résultat. On dirait des notes de musique qui se baladent sur une partition...




Quant au projet commun avec les autres tricoteuses, je donne rendez-vous aux habitants de Clermont et alentours sur la place de la Victoire, ce samedi à 15h. Une trentaine de tricoteuses "Belles et rebelles" porteront leur création tricotée le temps d'un défilé qui s'annonce haut en couleurs !!
Pour les autres, il faudra attendre un peu plus, le temps que ça arrive sur mon blog. Et oui, j'ai encore une création à vous montrer... ;)


12/09/2016

Le top "baleine"

Je vous avais parlé de projets mystérieux qui verraient le jour à la fin de l'été... En attendant le Festival International des Textiles Extraordinaires qui se prépare activement, je vous dévoile donc mon top baleine


Au creux de l'hiver, peu de temps après avoir appris que j'étais enceinte (oouh la cachotière...) et alors que je traînais mes baskets et mes premiers mois de grossesse nauséeux dans les allées de Mondial Tissu, je suis tombée sur cet imprimé... et là, on peut parler d'un coup de cœur immédiat !
J'ai tout de suite pensé à la future baleine que j'allais être quelques mois plus tard : autant l'assumer fièrement en arborant de jolis petits cétacés, tout ronds, simples et rigolos. Et tellement plus funky que ce qu'on peut voir "rayon femme enceinte" qui devrait être rebaptisé "rayon de l'austérité et des sacs à patate" !

Le plus dur a été de trouver un patron qui convienne à mes envies et à mon budget. Finalement après des mois de recherche infructueux, c'est vers ma maman que je me suis tournée in extremis. On a bien réfléchi et discuté et elle m'a dessiné un patron suffisamment simple pour que je puisse le réaliser en un minimum de temps (le temps et l'énergie ont été des denrées rares chez moi toute cette année...). De jolies bretelles de la taille des petites baleines, un empiècement, quelques fronces... Je l'adore !!



Réalisé pendant le 8ième mois de grossesse, j'étais juste "à point" pour pouvoir le porter dignement.

 
 
Et blam ! 12 kilos dans le bidou !



EnooooOOrme qu'on vous dit !


Quant à mon petit baleineau, il est né le 22 Août dernier. 


Depuis, on se découvre, on profite, on dort peu, on cajole, on fait les cent pas, on se relaye, on se questionne, on trouve les réponses (parfois), on change des couches, on chantonne, on allaite, on masse le ventre, on se promène, on console le chat déboussolé, on s'organise et on câline. Bref, on savoure, il paraît que ça pousse trop vite ces petites bestioles.

Alors forcément, j'ai un peu déserté le blog ces derniers temps et je suis sûre que vous n'allez pas m'en vouloir tant la cause est belle.
Avec le FITE dans une quinzaine de jours, toute la layette qui a envahi mes placards, le blog (tout comme sa propriétaire) devrait reprendre rapidement du poil de la bête. A très bientôt donc !!

15/08/2016

Mars Attacks !

En Février 1997, au moment de la sortie de Mars Attacks!, je n'étais pas la grande fan de Tim Burton que je suis aujourd'hui. Je le connaissais à peine. Il faut dire que je n'avais pas vu beaucoup de films de lui à cette époque... en fait, je crois que je n'avais vu que Batman. En tout cas, à sa sortie, j'ai été attirée par ce film comme un zombi par une compotée de cervelles et je l'ai adoré !



A cette même époque, j'étais en 4ième et je m'ennuyais ferme en cours d'anglais mais heureusement j'avais un pote à côté de moi qui m'aidait à tuer le temps : un thème de dessin lancé et on griffonnait chacun de notre côté dans nos cahiers. J'ai gardé quelques uns de nos dessins dont bien entendu ceux sur le thème Mars Attacks!


Lui, il avait choisi de représenter le soldat de base et son dessin, il m'épatait trop ! L'écriture dégoulinante, le détail des deux martiens qui s'étranglent dans la soucoupe... Y'avait du mouvement, de la création. Son dessin, il racontait une histoire et en plus, une histoire qui me faisait marrer ! 


De mon côté, à 14 ans, j'avais pas son talent de composition. J'avais choisi l'ambassadeur martien, sans doute parce que sa sublime cape à paillettes rouge m'avait subjuguée. Sa cervelle et ses yeux injectés de sang aussi visiblement ;)


L'ambassadeur, il brille de mille feux dans son costume de lumière !


Du coup, quand j'suis tombée sur de la pâte de verre rouge à paillettes sur le site Championnet Carrelages , autant vous dire que j'ai tout de suite vu ce que j'allais en faire !! Elle était parfaite. J'ai commandé direct cette pâte de verre et j'ai rajouté dans le panier un peu de dorure.


J'étais surexcitée et impatiente d'attaquer le projet. En attendant ma commande, j'ai rematé le film (toujours avoir une bonne excuse sous la main) et j'ai révisé l'anatomie du martien.


J'ai dessiné mes zones de base sur ma planche de bois.


Ce qui me plaisait le plus dans ce projet, c'était l'idée de faire de la cervelle, et quelle cervelle !!, en mosaïque. Y'avait du challenge technique et puis, vous savez ce que c'est, on ne change pas ses obsessions ;)



Oui, j'ai toujours 14 ans dans ma tête et de la cervelle verte qui dégouline, ça me fait toujours autant jubiler. 


Je lui ai fait de jolis yeux globuleux tout brillants.


Bah oui, parce qu'il y a un petit cœur qui bat dans la poitrine d'un martien.


Et voilà la nouvelle version de mon ambassadeur martien, 18 ans plus tard !



Je l'ai fait l'été dernier mais je ne vous l'ai pas montré (sauf sur Instagram) parce que j'étais très déçue du résultat, notamment de mes ombres et dégradés de couleur de peau. J'avais l'impression de toucher mes limites en mosaïque, de stagner... 
 
Est-ce que j'en suis plus fière aujourd'hui ? Non, mais c'est bien de parler aussi de ses difficultés et frustrations. C'est cette mosaïque qui a été le déclencheur dans le fait le prendre des cours de dessin pendant une petite année pour pouvoir voir autre chose et évoluer. Je compte essayer de la refaire dans quelques temps en modifiant un peu ma technique mais d'ici là, je vous présente cette première ébauche qui me permet par la même occasion de participer au défi du chat sur le thème cinéma




Je sais que je suis peu présente sur le blog mais je suis bien active ! J'essaye de terminer ma formation et je vous mijote quelques surprises pour la rentrée. Mouah-ah-ah !


11/07/2016

Tapis d'éveil "Petit Chat"

J'ai toujours aimé l'univers enfantin qui permet de s'autoriser toutes les couleurs et fantaisies. Alors quand je dois faire un tapis d'éveil, je suis en joie !! (ou tout autre jeu et accessoire destinés à une chambre d'enfant d'ailleurs, soyons honnête).


Tout a commencé par un petit commentaire laissé sur la page Facebook de Bea Patchwork, quilteuse super douée croisée au détour des allées d'un marché de créateurs à Zôdio. Je vous avais déjà présenté son travail à cette occasion mais je vous encourage à aller sur son site pour en découvrir davantage. 
J'avais remarqué sur sa page ce tissu imprimé "chatons et maman chat" et j'avais fondu... C'était doux, c'était tendre, c'était joyeux, c'était adorable ! Quand j'aime quelque chose, je ne peux m'empêcher de le dire et c'est ce que j'avais fait dans mon commentaire. Béatrice a alors immédiatement proposé de me l'envoyer... Y'a des gens, ils sont tellement gentils que ça m'assoie sur le derrière !
Que faire de ce beau tissu ? Je n'ai pas son don pour le patchwork. J'allais donc l'employer de manière très simple en espérant ainsi le mettre à l'honneur.


Le thème évoqué dans ce tissu m'a entraînée vers un tapis d'éveil mais j'ai laissé l'idée en suspens. Peu de temps après, en feuilletant le petit livre d'Anne Alletto, Trousseau de bienvenue pour bébé, je suis tombée sur des appliqués "chat" trop mignons et j'ai pensé qu'ils se marieraient bien avec.


Il me restait à trouver dans mon stock de tissu des tissus dans la même gamme de couleur, plein de pep's et de bonne humeur. Un peu funky, un peu bohème. J'ai trouvé mon bonheur avec des petites chutes qui s'accordaient à merveille. Je les aimais tellement, je les gardais depuis des lustres. Elles attendaient LE projet ;)


J'ai travaillé de la même manière que pour mes précédents tapis d'éveil

9 carrés de 35x35 cm, un tissu anis pour l'arrière. Tout tourne autour du tissu de Béatrice, pièce centrale de l'ouvrage. Je vous l'ai dit, je suis tombée amoureuse de ce tissu. 
J'ai hésité pour la couleur du biais qui dessinerait les contours du tapis. Finalement j'ai choisi un biais noir, pour rappeler les chats. J'avais un peu peur de ce choix pour quelque chose destiné à un enfant mais au final, j'adore le résultat ! Ça met encore plus en avant les couleurs et les imprimés. Je trouve que ce cadre lui donne du caractère !


J'ai tourné le regard des chats vers le centre du tapis où devrait se trouver une étrange bestiole gazouillante


J'ai placé deux couches de ouate entre les deux tissus pour un rendu super moelleux et confortable


J'ai pris mon temps pour le réfléchir et le réaliser. J'ai bloqué de longues heures devant mes tissus pour réfléchir à comment les agencer. Les appliqués ont demandé beaucoup de patience et de minutie mais je regrette pas les soirées passées dessus.  
J'espère que vous l'aimerez aussi. Moi, j'suis juste fan d'avoir obtenu au final le rendu que j'ai longuement imaginé dans ma tête.  


30/06/2016

Balles d'éveil et sensorielles.

Les balles d'éveil et les balles sensorielles font partie des incontournables des cadeaux à faire à un tout petit. J'ai eu envie de tester des modèles "fait maison".



J'ai commencé par un classique : la balle de préhension. Le tuto détaillé de la  Amish Puzzle Ball en anglais est , la version en français se trouve chez Olivia et les vidéos qui m'ont bien aidée pour visualiser le tout sont ici : partie 1, 2 et 3.


Elle se crochète très facilement et vidéos à l'appui, on comprend encore mieux (même la phase d'assemblage qui peut effrayer à première vue). Franchement le plus dur dans ce modèle, c'est de s'arrêter de fabriquer des balles. On a envie de tenter plein de combinaisons de couleurs différentes et les possibilités sont infinies ! Pour ma part, j'ai pioché dans mon stock de fil Charly (Phildar) et j'ai travaillé avec un crochet de taille 3.
Niveau couleurs, j'ai choisi de jouer la carte des contrastes forts.


J'ai eu un gros coup de cœur pour la Spikey Ball de Susan Estabrook. Dans mes favoris Ravelry depuis une éternité, je ne m'étais jamais décidée à la faire. J'avais le pressentiment que ça n'allait pas être facile-facile cette affaire.
Le premier essai n'a pas été concluant !


Réalisé encore une fois en fil Charly et aiguilles 3, je ne retombais pas sur mes pattes et le bon nombre de pyramides. J'avais réussi plus facilement que je ne l'avais cru à faire les 5 premières pyramides comme ceci mais après, ça s'est gâté. Je ne comprenais pas comment tout cela s'imbriquait, je n'arrivais pas à avoir une vision globale du truc bref, c'était le fouillis dans ma tête et je regrettais de n'avoir pas été plus attentive pendant les cours de géométrie dans l'espace (parce que regarder les oiseaux par la fenêtre sur le moment c'était cool mais là, ça m'est d'aucune utilité).

Heureusement Internet est là et après quelques recherches, j'ai compris que ce modèle était basé sur un icosaèdre (mot barbare !) mais qu'à la place des 20 triangles, j'avais 20 pyramides. Et là, avec quelques petits schémas, tout c'est éclairé !!! 


LE TRUC à comprendre c'est qu'on doit toujours fonctionner par blocs de 5 pyramides. Sur mon premier essai à gauche, j'en avais fait 4 à un endroit et c'est ce qui m'avait mis dans la mouise. Gardez bien en tête l'image de droite et tout ira bien. 


Avec le schéma que je vous ai mis, la photo de l'erreur à ne pas faire, déjà vous partez avec des bonnes bases. Je vous glisse juste en plus le patron d'un icosaèdre si vous avez envie d'en réaliser un en papier avant de vous lancer dans le tricot pour vous aider à visualiser la bête, notamment au niveau des couleurs


Mon deuxième essai, parfaitement régulier cette fois, a été réalisé en Lambswool (Phildar) et avec des aiguilles 2,5. J'ai choisi cette fois des couleurs toutes douces. Dernière chose à savoir avant de se lancer : même avec des aiguilles 2,5, on obtient une balle d'un diamètre assez conséquent. 


Mon premier essai icosaèdre raté, je l'ai gardé malgré tout. Il est un peu biscornu avec ses 3 pyramides en moins mais je pense qu'il fera tout aussi bien un heureux ou une heureuse. Et franchement si le môme me sort qu'il est pas régulier et qu'il lui manque des pyramides, je l'inscris direct à Harvard ou je commence à l'observer sérieusement en quête d'autres comportements indiquant un syndrome d'Asperger naissant. 

Forcément qui dit balle pour moi, dit aussi mon modèle Jeannot et cette fois, j'ai tricoté la version Roudoudou. Cet ensemble tout en laine, en tricot ou en crochet me plait bien.


Je trouve ça assez étonnant qu'à partir de la même matière, on obtienne des balles aussi diverses. Elles ont toutes leurs particularités : des densités différentes, un aspect plus ou moins rugueux, on ne les saisit pas de la même manière. Leur point commun : c'est un plaisir de les manipuler !


Et en rajoutant des balles trouvées à droite à gauche, c'est encore mieux !  
Cuir, plastique, légère, à picots, évidée...


 De quoi découvrir le monde et s'amuser pendant des heures, des mois, des années !

Si, si, j'vous jure, des années ! Mettez une de ces balles dans les mains d'un adulte et vous verrez qu'il va la tourner dans ses mains, la patouiller, la faire sauter en l'air, l'envoyer à quelqu'un... les balles, c'est une histoire d'amour pour la vie.
Je sais de quoi je parle, je fais semblant depuis une semaine de bosser sur un article de blog alors que je ne fais que jouer à la baballe :)