Quoi ?! mais c'est quoi cette arnaque ?! Elle nous ressort une mosaïque qu'elle nous a déjà présentée !! En effet, j'avais ouvert les portes de mon blog sur ce tableau mais aujourd'hui je souhaiterais vous en parler davantage.
Représenter Tim sur une mosaïque, je savais que ça n'allait pas être facile. Il allait falloir schématiser, accentuer les traits et faire avec la palette de couleurs d'émaux disponible....
Alors j'ai commencé par me faire plein de petits croquis pour réfléchir à quel traits j'allais forcer et de dessins misérables en esquisses toutes moches, j'ai trouvé comment le "simplifier" pour qu'il soit réalisable en quelques morceaux grossiers d'émaux. (même pas peur de vous montrer mes brouillons !!)
Alors j'ai commencé par me faire plein de petits croquis pour réfléchir à quel traits j'allais forcer et de dessins misérables en esquisses toutes moches, j'ai trouvé comment le "simplifier" pour qu'il soit réalisable en quelques morceaux grossiers d'émaux. (même pas peur de vous montrer mes brouillons !!)
D'un point de vue vestimentaire, j'avais voulu mettre l'accent sur le noir, les lunettes teintées de bleu, les écharpes à carreaux et les chaussettes rayées. A mon sens, ça le symbolisait pas mal.
Pour les cheveux, je me suis régalée !
Au niveau des films, il fallait faire un choix, ce qui forcément allait être un crève-cœur.
Je savais ce que je ne voulais pas. Je grince souvent des dents quand j'entends les adjectifs "sombre", "morbide" et "torturé" trop souvent juxtaposés à l'univers de Tim Burton.
Personnellement ce sont des adjectifs que je colle plus aisément au cinéma de Michael Haneke qu'aux films de Tim. Oui, la mort est souvent abordée mais j'en connais pas beaucoup des films où elle est représentée comme un monde parallèle bigarré et fluo où des squelettes chantent du jazz. Chez Tim Burton, on peut être mort et rester funky alors que chez certains cinéastes, même le monde des vivants est cruellement maussade.
Bref, tout ça pour dire que je voulais quelque chose qui lui corresponde selon moi : une façade un peu terne et une ouverture sur un monde féérique et coloré. Pour se faire, il me restait à piocher des idées à droite à gauche, dans ses films, ses croquis pour réunir les éléments clefs de son travail en une mosaïque.
Pour les cheveux, je me suis régalée !
Au niveau des films, il fallait faire un choix, ce qui forcément allait être un crève-cœur.
Je savais ce que je ne voulais pas. Je grince souvent des dents quand j'entends les adjectifs "sombre", "morbide" et "torturé" trop souvent juxtaposés à l'univers de Tim Burton.
Personnellement ce sont des adjectifs que je colle plus aisément au cinéma de Michael Haneke qu'aux films de Tim. Oui, la mort est souvent abordée mais j'en connais pas beaucoup des films où elle est représentée comme un monde parallèle bigarré et fluo où des squelettes chantent du jazz. Chez Tim Burton, on peut être mort et rester funky alors que chez certains cinéastes, même le monde des vivants est cruellement maussade.
J'ai placé Absolem comme gardien de ce monde loufoque pour la petite note de réflexion et de sagesse nécessaire.
Je voulais à tout prix mettre une porte sur cette mosaïque parce que pour moi, c'est un des éléments centraux des films de Tim. Combien de fois le héros écarte une branche, pousse une petite porte ou un vieux portail rouillé et bascule dans un univers lumineux et enchanteur ?
N'est-ce pas ce qu'on ressent devant un film de Tim Burton ?
N'est-ce pas ce qu'on ressent devant un film de Tim Burton ?
Je trouvais donc cette mosaïque symboliquement parfaite pour vous accueillir dans mon petit univers que je m'efforce de rendre le plus merveilleux possible. Et si je vous reparle de cette mosaïque aujourd'hui, c'est pour cette fois vous ouvrir une petite fenêtre sur mon atelier.
(Je vous conseille de cliquer sur le "Tim Burton en mosaïque" en haut de l'encadré de la vidéo pour la visionner directement sur YouTube. Vous aurez ainsi la possibilité de la voir en meilleure qualité et en plus grand. Vous pouvez également la visionner sur ma page Facebook, rubrique vidéo)
Cette vidéo répond à une question qu'on me pose souvent :
Combien de temps je mets pour faire une tableau en mosaïque de cette taille ?
En général, je réponds une grosse centaine d'heures mais si je veux être plus poétique (voire même me la jouer carrément mystérieuse) je peux dire "le temps d'une floraison de jacinthe"...
La vidéo vous permet aussi de voir la mosaïque aux différentes étapes, telle que je la vois apparaitre sous mes yeux :
- les croquis, le passage au feutre, le placement des tesselles, le ciment
- la danse des pinces, des tasses de tisanes et de chocolat chaud, la valse des éclats d'émail
- les jeux de lumière...
- et le passage furtif du matou au beau milieu !
Je me suis récemment acheté un livre en provenance des États-Unis pour perfectionner mon travail de mosaïste et apprendre d'autres techniques. Dans les conseils de base :
"Don't let animals into a room where you are making a mosaic. "
Étant donné que mon moustachu piétine allégrement mes mosaïques et dort sur celles en cours, je pense qu'on a tout faux tous les deux.
Disons qu'on aime vivre dangereusement.... :)


.jpg)
.jpg)




