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15/08/2016

Mars Attacks !

En Février 1997, au moment de la sortie de Mars Attacks !, je n'étais pas la grande fan de Tim Burton que je suis aujourd'hui. Je le connaissais à peine. Il faut dire que je n'avais pas vu beaucoup de films de lui à cette époque... en fait, je crois que je n'avais vu que Batman. En tout cas, à sa sortie, j'ai été attirée par ce film comme un zombi par une compotée de cervelles et je l'ai adoré !



A cette même époque, j'étais en 4ième et je m'ennuyais ferme en cours d'anglais mais heureusement j'avais un pote à côté de moi qui m'aidait à tuer le temps : un thème de dessin lancé et on griffonnait chacun de notre côté dans nos cahiers. J'ai gardé quelques uns de nos dessins dont bien entendu ceux sur le thème Mars Attacks !


Lui, il avait choisi de représenter le soldat de base et son dessin, il m'épatait trop ! L'écriture dégoulinante, le détail des deux martiens qui s'étranglent dans la soucoupe... Y'avait du mouvement, de la création. Son dessin, il racontait une histoire et en plus, une histoire qui me faisait marrer ! 


De mon côté, à 14 ans, j'avais pas son talent de composition. J'avais choisi l'ambassadeur martien, sans doute parce que sa sublime cape à paillettes rouge m'avait subjuguée. Sa cervelle et ses yeux injectés de sang aussi visiblement ;)


L'ambassadeur, il brille de mille feux dans son costume de lumière !


Du coup, quand j'suis tombée sur de la pâte de verre rouge à paillettes sur le site Championnet Carrelages , autant vous dire que j'ai tout de suite vu ce que j'allais en faire !! Elle était parfaite. J'ai commandé direct cette pâte de verre et j'ai rajouté dans le panier un peu de dorure.


J'étais surexcitée et impatiente d'attaquer le projet. En attendant ma commande, j'ai rematé le film (toujours avoir une bonne excuse sous la main) et j'ai révisé l'anatomie du martien.


J'ai dessiné mes zones de base sur ma planche de bois.


Ce qui me plaisait le plus dans ce projet, c'était l'idée de faire de la cervelle, et quelle cervelle !!, en mosaïque. Y'avait du challenge technique et puis, vous savez ce que c'est, on ne change pas ses obsessions ;)



Oui, j'ai toujours 14 ans dans ma tête et de la cervelle verte qui dégouline, ça me fait toujours autant jubiler. 


Je lui ai fait de jolis yeux globuleux tout brillants.


Bah oui, parce qu'il y a un petit cœur qui bat dans la poitrine d'un martien.


Et voilà la nouvelle version de mon ambassadeur martien, 18 ans plus tard !



Je l'ai fait l'été dernier mais je ne vous l'ai pas montré (sauf sur Instagram) parce que j'étais très déçue du résultat, notamment de mes ombres et dégradés de couleur de peau. J'avais l'impression de toucher mes limites en mosaïque, de stagner... 
 
Est-ce que j'en suis plus fière aujourd'hui ? Non, mais c'est bien de parler aussi de ses difficultés et frustrations. C'est cette mosaïque qui a été le déclencheur dans le fait le prendre des cours de dessin pendant une petite année pour pouvoir voir autre chose et évoluer. Je compte essayer de la refaire dans quelques temps en modifiant un peu ma technique mais d'ici là, je vous présente cette première ébauche qui me permet par la même occasion de participer au défi du chat sur le thème cinéma. 




Je sais que je suis peu présente sur le blog mais je suis bien active ! J'essaye de terminer ma formation et je vous mijote quelques surprises pour la rentrée. Mouah-ah-ah !


11/01/2016

Do You Hear The People Sing ?

C'était difficile de publier un article aujourd'hui qui ne soit pas un peu symbolique. C'est pour ça que j'ai choisi de vous parler de la comédie musicale Les Misérables. Aucun rapport avec le 11 Janvier me direz-vous. Pas si sûr...

La comédie musicale Les Misérables et moi, une grande histoire d'amour qui commence en 1998 quand ma sœur, de retour d'un séjour aux États-Unis, me la fait découvrir à travers un CD ramené dans ses bagages. C'est le coup de cœur musical immédiat : cette musique me rend dingue ! Au fur et à mesure de mes progrès en anglais, j'ai découvert les paroles et de quoi il retournait. Plus tard, je me suis plongée dans l’œuvre de Victor Hugo. Bref, d'année en année, cette musique m'a toujours suivie. Il y a tellement d'élan et de passion dans ces partitions, en l'écoutant, on se sent le cœur à vif mais terriblement vivant.

En 2012, j'ai entendu parler du film de Tom Hooper. J'aimais ce réalisateur (le Discours d'un roi fait partie de mes films cultes) ; le casting, je ne pouvais pas rêver mieux, je retrouvais même une petite partie de la clique Burton. Malgré tout, j'avais terriblement peur d'être déçue. J'avais l'habitude de la version que j'écoutais en boucle et dont je connaissais les moindres détails et inflexions de voix. Je suis très attachée aux textes, à certaines phrases, c'est d'ailleurs pour ça que je ne peux pas écouter la version française sans faire d'horribles grimaces, je la trouve atroce. Si j'aime bien Hugh Jackman, quelque part dans mon cœur, Valjean c'est Colm Wilkinson et qui sur terre peut chanter aussi bien et incarner le personnage avec autant de chaleur ?


La première fois que j'ai vu le trailer, j'me suis dit "waow, ça envoie du bois!"  mais je me suis aussi retrouvée en larmes, avec un menton tout tremblotant en quelques minutes... ce qui laissait présager que ça allait être compliqué pour moi de voir ce film. Entre la peur d'être déçue et celle de passer deux heures à sangloter, j'ai freiné des quatre fers pour le voir.



J'ai fini par me décider des années après la sortie du film. Mon homme m'a donc trouvée un jour sur mon canapé au beau milieu d'un tas de kleenex, les yeux dans un état indescriptible. Face à son regard on-ne-peut-plus perplexe, j'ai du m'expliquer : "Je regarde Les Misérables et j'en chie !!". Je ne suis pas une pleureuse dans la vie mais j'ai un rapport viscéral avec cette œuvre que je n'explique pas, qui fait qu'à chaque démarrage de chanson, je perds forme humaine pour me transformer en ruisseau.

Au final, je n'ai pas du tout été déçue par ce film. Bien au contraire ! Je n'ai jamais vu la comédie musicale sur scène mais je l'avais fantasmée des milliers de fois en écoutant l'album. Ce film, c'est comme si mes rêves avaient pris forme sous mes yeux. Visuellement il est impeccable. Il a su insuffler le grandiose nécessaire pour en faire un film tout en gardant un certain aspect théâtral et en instaurant une proximité inédite avec les personnages. Musicalement, il est ingénieux et novateur. Ils ont fait le choix de faire chanter les acteurs en live au moment du tournage, ce qui donne une vérité tout autre (Je vous laisse cette vidéo où Anne, Eddie et Hugh vous expliquent ça mieux que moi). Certes, ça me changeait de ma version fétiche mais niveau émotion, c'est tellement puissant ! On redécouvre l’œuvre sous un jour nouveau et je ne parviens pas à savoir quelle version je préfère en fin de compte.   
Quant à l'idée de faire endosser le rôle de l'évêque de Digne à mon cher Colm Wilkinson, ça ne pouvait que me faire plaisir. En dehors de l'hommage et du clin d’œil aux fans, je trouve que sa présence illumine la scène avec Valjean, comme un passage de relai que je trouve très beau. 


Parmi les choses que j'aime autour des Misérables, il y a l'affiche de Broadway. Elle reprend la fameuse illustration de Cosette par Emile Bayard. Je trouve l'idée de mêler celle-ci à un drapeau français brillante.


Il y a quelque chose qui me fascine dans cette image, quelque chose de typiquement français qui me renvoie directement au tableau de Delacroix ou aux images du 11 janvier dernier. Un subtil mélange de fragilité et de force, d'espoir et de désespoir et quoi qu'il en soit, un grand souffle de liberté ! 


Confrontée aux actualités tragiques et à la misère sociale, cette image devenait une idée fixe dans ma tête. Sans rentrer dans les détails, je trouvais qu'à bien des points de vue, elle symbolisait mon pays. A chaque fois que j'écoute Do You Hear The People Sing ?, j'ai une irrésistible envie de descendre dans la rue et d'y construire des barricades. C'est bien beau d'être transportée par la musique mais quand ça me prend à 4 du mat, je me contiens et je me contente de griffonner de façon impulsive sur du bois.


Une fois dessinée en octobre dernier, elle est partie rejoindre les planches de bois dessinées empilées sous mon bureau qui seront peut-être un jour des mosaïques. Et puis les attentats du 13 novembre sont passés par là et le besoin de commencer cette mosaïque s'est fait pressant. 
J'ai commencé par faire les contours noirs et puis je suis restée bloquée à cette étape un bon moment. Je ne savais pas comment continuer, comment mettre de la couleur, si je devais en mettre, comment faire les ombres... La mosaïque parfois, c'est prise de tête. Comme on n'a pas le droit à l'erreur, ce n'est pas rare que je reste figée sur un point donné, surtout si le sujet me tient à cœur.  


Finalement ce weekend, je me suis donné un coup de pied dans le derrière. Il fallait tester, on verrait bien. J'ai choisi de faire Cosette entièrement en émaux de Briare et de laisser les ombres en grès cérame mat. Ainsi, ça donne un aspect ombre mais aussi un aspect saleté ou éraflures à sa peau par endroit. 


Les yeux ont été un casse-tête, j'ai dû les modifier un peu. Je suis tombée sur une forme parfaite pour faire les lèvres et tout ceci fait que son expression a changé en cours de route (les hasards de la découpe). 


Pour le fond, je voulais quelque chose de sobre. J'ai opté pour du grès cérame, le même utilisé pour le visage. J'ai un peu joué sur l'alignement pour évoquer (sans le copier scrupuleusement) les pavés parisiens. 


Ma petite Cosette a encore changé avec l'arrivée du ciment. 
Elle est moins contrastée, moins écorchée et plus spectrale.


C'est toujours compliqué de voir les choses changer d'étapes en étapes, avec son lot de bonnes et mauvaises surprises. Mais cette fois, même si elle s'est éloignée du dessin d'origine, elle me plaît. J'aime la voir tout en brillance se détacher sur ce pavé terne.


Je tenais à clore cet article sur ce passage des Misérables, du chapitre V du Tome "Fantine" :

"Le parisien est au français ce que l'athénien était au grec ; personne ne dort mieux que lui, personne mieux que lui n'a l'air d'oublier ; qu'on ne s'y fie pas pourtant ; il est propre à toute sorte de nonchalance, mais, quand il y a de la gloire au bout, il est admirable à toute espèce de furie. Donnez-lui une pique, il fera le 10 août ; donnez-lui un fusil, vous aurez Austerlitz. Il est le point d'appui de Napoléon et la ressource de Danton. S'agit-il de la patrie ? il s'enrôle ; s'agit-il de liberté , il dépave. Gare ! ses cheveux pleins de colère sont épiques ; sa blouse se drape en chlamyde. Prenez garde. De la première rue Greneta venue, il fera des fourches caudines. Si l'heure sonne, ce faubourien va grandir, ce petit homme va se lever, et il regardera d'une façon terrible, et son souffle deviendra tempête, et il sortira de cette petite poitrine grêle assez de vent pour déranger les plis des Alpes. C'est grâce à ce faubourien de Paris que la révolution, mêlée aux armées, conquiert l'Europe. Il chante, c'est sa joie. Proportionnez sa chanson à sa nature, et vous verrez ! Tant qu'il n'a pour refrain que la Carmagnole, il ne renverse que Louis XVI ; faites-lui chanter la marseillaise, il délivrera le monde."


Lire Les Misérables, c'est faire le plein de beaux sentiments, de grandeur et d’héroïsme. C'est croire en l'éducation, au progrès social, à la fraternité. Hier, un autre texte de Victor Hugo était lu Place de la République. Je trouve qu'il y a toujours un certain réconfort à s’imprégner des valeurs humanistes et républicaines qui sont dégagés par ses textes, encore d'actualité. A lire et à relire, sans cesse. 

Quant à moi, j'ai maintenant ma mosaïque pour me rappeler ce dont je souhaite me rappeler en permanence, la journée du 11 Janvier en fait partie.

23/12/2015

Noël et un souffle de culture iñupiaq dans mon salon.

Chaque année, je râle que je n'ai pas envie de faire de déco pour Noël, je menace de ne pas faire de sapin du tout, je rouspète que Noël c'est tout pourri et que ça m'inspire pas. Cette année, j'crois que ça a été pire que les années précédentes. Je ne pouvais plus voir mon mini-sapin en peinture, ni mes décorations home-made faites avec amour sur le thème "forêt enchantée". Je ne voulais pas non plus refaire un Noël Tim Burtonien... bref, des semaines à tourner en rond à la recherche d'une idée et à pester sur la "magie de Noël".
Et puis finalement, au détour d'une allée de Zôdio (non, cet article n'est pas sponsorisé ^^ c'est juste qu'à force d'y aller pour une anim' pyrogravure par-ci, un marché de Noël par-là ben, je finis par trouver mon bonheur dans les rayons), je suis tombée sur ce petit renard blanc et ça a été le coup de foudre.


Je suis rentrée toute guillerette pour annoncer à mon Homme : "je sais, je vais faire un Noël ambiance polaire, renard blanc, ours blanc et..." me coupant dans mon fol élan, l'Homme me dit : "Never Alone quoi".
Mais oui mais c'était bien sûr ! J'avais dit que je voulais faire une mosaïque sur ce jeu vidéo !! Du coup, je me suis jetée sur mes pinces japonaises et la mosaïque est apparue dans mon salon. Je laisse l'article ici si vous l'avez raté.


Dans le jeu, il y a un Homme-Chouette.


et il m'a tout de suite rappelé deux petites chouettes en bois que j'avais depuis des lustres. 


Je n'ai pas fait beaucoup d'achats, déjà parce que c'est galère de trouver des décorations pour mini-sapin et ensuite parce que j'avais pas particulièrement le temps de chercher. J'ai juste trouvé 4 mini-boules aspect givrée/mer de glace à Zôdio et 3 petits renards en bois de chez Artemio à Dalbe pour trois fois rien.


 Tout le reste, c'est de la bricole maison.
J'ai commencé par pyrograver un gros ours blanc sur une rondelle de bois sciée.


et il est resté seul très longtemps sur sa banquise... jusqu'à la nuit dernière où je lui ai créé de nouveaux copains. J'ai choisi le bois le plus banc que j'avais. J'avais envie de faire des pyrogravures très claires, peu appuyées pour donner un effet de blancheur et de pureté. Juste quelques traits. 


J'avais fait des recherches sur l'art des Iñupiat ces derniers temps. Cette nuit, je suis donc partie fouiner dans mes dossiers et captures d'écran pour faire aussi une petite série de pyrogravures plus proches de leur culture, graphiquement parlant.


L'Homme m'avait demandé si il y aurait des bébés phoques. J'avais répondu "Oui, bien sûr dans la gueule d'un orque ! Esprit de Noël quoi !! " ;)
Au final, j'ai été sobre
(presque je me déçois ^^), y'a juste une petite tête de phoque gravée, inspirée d'une sculpture trouvée sur le net. 


Un bougeoir et une petite couronne trouvés chez Eurodif, quelques pommes de pin. C'était joli mais je trouvais qu'une seule bougie, c'était tristoune sur ma cheminée. Alors j'ai pyrogravé un petit décor sur un bougeoir carré sur le même principe que celui que j'ai fait pour mes parents. 


Hormis pour l'ours, je me suis totalement inspirée du design du jeu vidéo. De face en face du carré, on suit l'histoire, comme on la suivrait sur une sculpture sur os de baleine.



J'ai installé mes deux petits chouchous, les animaux endormis, dans mon ancien sapin. 


Dominante de bleu et de marron, beaucoup de bois et un tour de sapin cousu à la dernière minute (cet aprem' ^^). Tout simple : toile de jute et biais bleu glacé.



Cette année, j'ai bien évidemment rajouté le deuxième sapin, entièrement fait-maison.
(le tuto en images, c'est par ici)


Comme il n'était pas prévu au programme, j'ai dû improviser pour le garnir mais je l'adore ! 


Il y a toujours un plateau sur ma table basse pour poser mon mug, une assiette de gâteaux etc... Vous l'avez déjà vu, je le change au grès des saisons. Je l'ai modifié de façon très simple et rapide. Un morceau de tissu bleu ourlé, des plumes blanches, une plaque de verre par-dessus le tout. Une petite guirlande de loupiottes. Des ronds et des plumes pour évoquer les bolas. Je reste dans la culture Iñupiaq ;)


Je n'ai vraiment pas eu le temps de faire tout ce que j'avais en tête. Presque tout a été fait entre hier soir et le moment où je publie cet article. Mon sapin est fait à temps pour Noël et je me sens merveilleusement bien dans ce décor, c'est l'essentiel. Je pense que les futurs Noëls se feront sur ce thème là quelques années alors j'aurais bien le temps petit à petit de venir à bout de mes idées mosaïque ou couture...





Je vais savourer mes guirlandes de lumière, mes bougies, 
mes vacances et les longues soirées tricot-chocolat chaud-films-jeux vidéo ! 

Je vous souhaite un Joyeux Noël à tous !


14/12/2015

La petite fille et le renard

Je trouvais que ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu une mosaïque sur ce blog alors je suis ravie de vous présenter celle-ci qui me permet de vous parler d'un énorme coup de cœur "jeu vidéo" : 
Never Alone (aussi appelé Kisima Inŋitchuŋa mais Never Alone, c'est quand même plus simple à retenir...)


En Juillet dernier, en pleine canicule écrasante, je m'apprêtais à passer ma nuit à jouer à Garden Warfare mais voilà, impossible de se connecter au PSN... Bon, pas grave, je vais jouer à Don't Starve, ah zut, il faut aussi une connexion Internet... bon ben je vais tenter ce petit jeu indépendant qu'on a téléchargé ya quelques temps... Quelle belle surprise!

Adieu frénésie des FPS, dès les premières minutes de gameplay (les curieux peuvent cliquer ici), un rythme tout différent s'impose.  
Never Alone est un jeu de plateforme/puzzle accessible à tous. Si vous cherchez du challenge et de la durée de jeu, ce jeu n'est pas ce qu'il vous faut ! Mais je vous conseille quand même d'y jeter un œil parce que passer à côté de ce jeu, c'est passer à côté d'un beau voyage. 


Il nous délivre un conte, le parcours initiatique d'une petite fille qui part à la recherche de l'origine du blizzard qui empêche les gens de son village d'aller à la chasse et qui les met tous en péril. Elle rencontre très vite un renard arctique qui va l'aider dans son parcours et lui faire découvrir toute la beauté et la bienveillance des esprits de la nature.

Ce jeu se joue à deux, en coopération (l'un jouant le renard, l'autre la fillette) ou en solo en jonglant tour à tour avec les deux personnages, ce qui fait un peu travailler les méninges. 
  

Une des choses que j'aime particulièrement dans ce jeu, c'est qu'au fur et à mesure de notre progression, on déverrouille des notions culturelles, petites vidéos à regarder, l'occasion de découvrir un peuple qu'on connaît peu : les Iñupiat. D'ailleurs vous le saurez : un Iñupiaq, des Iñupiat (c'était la minute Bernard Pivot du jour). Réalisé en collaboration avec ce peuple d'Alaska, ce jeu, basé sur leurs histoires locales, est imprégné de leur culture et de leur art. 


Ainsi, on découvre la fonction narrative des sculptures dans les os de baleine, comment en Alaska on ne parle pas d'igloos comme au Canada mais d'apuyyaq, qui sont les "petites gens" dans leur folklore et pourquoi il vaut mieux porter une capuche sous les aurores boréales... Mythologie, spiritualité, on se laisse emporter. 


On découvre également l'importance de la tradition orale, des anciens ; l'importance du tambour qui symbolise la vie, la vitalité, le cœur de la communauté ;  l'importance du partage qui a été essentiel à la survie de leur peuple et enfin l'égalité de toute chose : homme et animal.


L'humilité est une valeur centrale chez les Iñupiat, peuple depuis toujours à la merci du temps, du climat, des animaux ; un équilibre fragile bouleversé par le recul de la banquise et le réchauffement climatique. Le message écologique est évidemment présent mais il n'est pas martelé tout du long de façon lourdingue. Il en est d'autant plus efficace à mon avis.


Ce jeu a clairement un supplément d'âme. C'est un jeu onirique, poétique, intelligent et reposant. Un jeu qui te dit : "Installe-toi confortablement ma petite, je vais te raconter une histoire". 
Il n'est pas parfait. C'est même rare de rencontrer autant de bugs dans un jeu de nos jours. J'ai souvent dû quitter la partie pour cause de renard incrusté dans le décor ou de plantade générale mais honnêtement, on s'en fout ! Ce jeu est une petite merveille à mettre dans toutes les mains. Pour tout vous dire, quand je regarde cette petite vidéo, j'ai même les yeux embués et je ne crois pas que ce soit à cause du blizzard.


 Revenons-en à la mosaïque. 


J'ai passé un temps fou à former les deux visages 
et à tailler la pièce idéale pour dessiner le nez de Nuna, la petite fille. 


Le vent est omniprésent dans ce jeu. On apprend très vite à s'en protéger ou s'en servir. On apprend surtout à observer les changements de l'air, le mouvement des flocons qui annonce une nouvelle rafale de vent. Personnellement, je trouve que c'est avec ce genre de petits détails subtils qui nous obligent à être attentif à l'environnement que les concepteurs font passer le message suivant : on est tout petit face aux forces de la nature mais on peut vivre en harmonie avec.

Je me suis appliquée à former les bourrasques et les flocons, en bleu pâle et blanc mat pour qu'ils se détachent du fond.


Comment délimiter le blanc de la banquise de celui du ciel ? Comme pour la mosaïque de John Snow, j'ai joué avec le contraste mat/brillant. C'est subtil mais après tout, dans ce genre de décor, ciel et terre ne font presque qu'un.


Les mosaïques, c'est comme la neige et la glace, ça change d'aspect selon la lumière. 



Je vous avais dit que je traversais une phase beige, blanc et bleu. Cette mosaïque vient donc décorer ma table basse cette saison : ma façon pour ramener un peu de douceur dans le froid de l'hiver.


J'aimerais bien vous parler davantage de ma déco de Noël la prochaine fois mais voyez-vous pour le moment, elle n'est pas encore finie... J'ai plein d'idées en tête mais je ne sais pas si j'aurai le temps de les réaliser. Je suis en plein dans la création de nouvelles mosaïques et pyrogravures pour le Marché de Noël des Créateurs de Zodio, samedi prochain.
Bref, un vent de panique souffle par chez moi ;)

En rédigeant cet article, je me suis rendu compte que le vent y tenait une place centrale. Et moi qui me disais pas inspirée par le thème du vent donné pour le défi du chat de ce trimestre... Voici donc ma participation !